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Plus de 35% des Tunisiens ont un smartphone avec lecteur d’empreinte digitaleEn marge de la 4e édition de la conférence annuelle organisée par Deloitte Tunisie portant sur la présentation des «Tendances mondiales et régionales du secteur des Technologies, Médias et Télécommunications (TMT)», le cabinet a présenté ses prédictions pour l’année 2017. En se basant sur une démarche de recherche internationale, Deloitte a apporté un éclairage significatif sur les principales tendances qui impacteront le secteur des TIC dans les 12 à 18 prochains mois dans le monde et dans la région. 

L’un des sondages réalisés par Deloitte en collaboration avec son partenaire Access et divers experts en Tunisie a été focalisé sur l’examen du comportement des populations du continent africain, entre autres les Tunisiens, par rapport à l’utilisation des objets connectés, notamment les smartphones. Ce sondage a attiré l’attention sur le nombre croissant des utilisateurs de smartphones disposant de lecteurs d’empreinte digitale. Selon les résultats communiqués par Deloitte, 42 % des Tunisiens possèdent un smartphone et plus de 35 % utilisent un smartphone avec empreinte digitale. 

Le cabinet estime par ailleurs que d’ici 2017 plus de 20 % des smartphones entrée de gamme seront équipés de ce type de lecteurs sur le continent africain en raison de l’augmentation de l’utilisation des smartphones low-cost de plus en plus accessibles. 

L’enquête indique également que le digital gagne du terrain et que l’utilisation de l’empreinte digitale sur les appareils mobiles, essentiellement les smartphones et les tablettes devient monnaie courante.  

Il est certain que l’utilisation de cette technologie dénote d’une véritable prise de conscience de l’importance du digital surtout qu’au niveau international la transformation digitale bat son plein. Mais il n’en reste pas moins vrai que dans ce contexte particulièrement instable d’un point de vue sécuritaire, l’utilisation des empreintes peut s’avérer dangereuse. Les empreintes sont des données sensibles qu’on ne peut supprimer. 

Cela dit, la collecte de ces données par les autorités peut éventuellement soutenir le projet ambitieux lancé par l’ex-chef du gouvernement Habib Essid. Ce dernier avait en effet annoncé en 2016 que la Tunisie s’apprêtait à l’introduction des cartes d’identité électroniques et des passeports biométriques. Le projet qui n’a toujours pas vu le jour a été élaboré dans le cadre de la politique de lutte contre le terrorisme et l’amélioration de la sécurité dans le pays. 

Notons qu’aux dernières nouvelles, ce projet a atteint un stade avancé. Auditionné en janvier par la commission de Sécurité et de Défense de l’ARP, Hédi Majdoub, ministre de l’Intérieur, a assuré que le projet d’introduction du passeport biométrique progresse vers un stade de maturité satisfaisant. 

Nadya Jennene

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