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Comment trouver un financement pour créer sa startup en Tunisie ? (1/2)

Comment trouver un financement pour créer sa propre startup en Tunisie ? (1/2)

Les jeunes issus des différentes filiales technologiques en Tunisie ne cessent de crier au manque d’opportunités d’emploi. Même les ingénieurs ce sont mis à chercher du travail qu’ils estiment plus valorisant sous d’autres cieux, et notamment en France. Cette fuite des cerveaux qui devient de plus en plus inquiétante a-t-elle vraiment une relation avec le marché de l’emploi en Tunisie ?

Comment trouver un financement pour créer sa propre startup en Tunisie ? (1/2)Les jeunes issus des différentes filiales technologiques en Tunisie ne cessent de crier au manque d’opportunités d’emploi. Même les ingénieurs ce sont mis à chercher du travail qu’ils estiment plus valorisant sous d’autres cieux, et notamment en France. Cette fuite des cerveaux qui devient de plus en plus inquiétante a-t-elle vraiment une relation avec le marché de l’emploi en Tunisie ? 

«Faux ! Je suis à la tête d’une entreprise TIC et je galère pour trouver un bon élément à recruter», conteste un Chef d’entreprise basé à El Ghazala. Pour lui, c’est le profil des ingénieurs/techniciens qui pose problème avant même leur formation académique. 

Qu’à cela ne tienne ! Alors pourquoi il y a de moins en moins d’initiatives personnelles de jeunes tunisiens pour créer leur propre Startup ? «C’est à cause de l’argent et des banques», nous répondent quelques étudiants en cycle d’ingénieur à l’INSAT et à l’ENSI. Certes, les raisons changent d’une personne à une autre. Mais la plus part pointent du doigt le manque de moyens et de confiance dans les institutions financières. Car les banques «ne peuvent proposer un prêt sur des projets qu’ils estiment à risque. Pour eux, tous les projets TIC sont à risques de toutes les façons», nous répondent les étudiants en fin de cycle d’ingénieur. «En Tunisie on manque cruellement de culture numérique. Ces banquiers trouvent que la technologie se limite à une télé, à un four à microonde, un portable ou à facebook. Et vous vous demandez pourquoi on n’arrive pas à lancer notre propre startup ?».

Mais des initiatives privées commencent à faire parler d’elles dans le monde estudiantin. Comme les fonds d’amorçages ou d’initiation aux projets soutenus par des ONG. Quelques unes d’entres elles ce sont carrément associés à des opérateurs comme ooredoo. Et pourtant, Tunisie Telecom a été le premier opérateur a créer carrément une entreprise dédiée au soutien des Startups en 2009. Alors pourquoi on n’entend pratiquement jamais parler d’elle ? 

Aicha Ennaifer, DG de Diva Sicar.

Aicha Ennaifer, DG de Diva Sicar

«Ce n’est pas la même chose. Là vous parlez du fond d’amorçage. La Diva Sicar n’intervient qu’après dans le processus de développement du projet», répond pour sa part Aicha Ennaifer, DG de Diva Sicar. Créée en 2009 mais opérationnelle vers fin 2010, cette Société d’Investissement à Capital A Risque (SICAR) du groupe Tunisie Telecom investit en moyenne 3 à 4 millions de dinars chaque année dans une dizaine de projets.

«Nous avons soutenu et nous continuons à soutenir une trentaine de projets depuis la création de la Diva Sicar pour un montant d’environ 10 millions de dinars dans le capital des Startups afin de leur donner un coup de pouce pour devenir de vrais entreprises TIC financièrement solides et compétitives», rétorque Mme Ennaifer. 

En d’autres termes, la Sicar n’intervient pas dans le financement d’un projet dans la phase amont, c’est-à-dire lors de la validation de l’idée et de réalisation de la preuve du concept, mais bien après la validation technologique quand le Business Plan est mis en place. «Les fond d’amorçage sont généralement des petits montants de l’ordre de 20 à 30 mille dinars qui peuvent être octroyés, soit par les mécanismes publics soit par des Business Angels. Ils ne demandent pas de garantis et sont très réactifs car leur risque est limité. Cependant pour notre cas, les participations sont plus importantes, nous devons par conséquent bien calculer tous les risques avant de nous engager. Et c’est ce qui fait que nous exigeons un Business Plan pour être éclairé sur le projet, le marché cible, le modèle économique, la stratégie de commercialisation etc.», explique Aicha Ennaifer. 

En plus clair, les fonds d’amorçage permettent au porteur du projet de financer les premiers recrutements (une ou deux personnes), quelques ordinateurs et les licences nécessaires pour démarrer le projet IT. lorsque le projet nécessite un besoin de financement plus important au niveau d’un stade plus avancé, c’est-à-dire quand il faudra recruter plusieurs salariés, acheter un matériel coûteux et logiciel et surtout financer le budget marketing. C’est là que la Sicar intervient pour soutenir cette phase. «D’autre part, durant les premiers mois de production, l’entreprise aura à fiancer des charges d’exploitation sans rentrée d’argent. Ce besoin de fonds de roulement vient se grever également à l’enveloppe d’investissement de départ. Le fond apporté par la Sicar dans la société en tant qu’actionnaire, servira, donc, à soutenir les charges de l’entreprise durant toute la période de création et ou de développement. Vous comprendrez pourquoi nous exigeons un Business Plans bien ficelé qui prenne en compte tous les aspects du projet ?», a-t-elle rajouté.

Et si le jeune développeur ou ingénieur n’a pas l’argent nécessaire à l’élaboration d’un Business Plan dans un bureau d’étude professionnel, que peut-il faire ? Et quels sont les conseils de la DG de Diva Sicar aux jeunes pour réussir à coup sûr leur demande de financement. A suivre.

Welid Naffati

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