En bref

Droits d’auteur : Rapidshare prend sa revanche devant le tribunal

Depuis la fermeture de Megaupload et l’arrestation de son créateur Kim Dotcom (Qui a été relâché plus tard), les représailles judiciaires se succèdent pour les autres sites. Mais avec des issues différentes.

Rapidshare, le géant historique allemand du service de partage en ligne, vient d’obtenir une victoire surprise, voire même symbolique. Lors d’une séance à la Haute Cour de Hambourg le 15 mars dernier, le juge a statué sur les activités de Rapidshare comme parfaitement légales et conformes aux règlementations de protection des droits d’auteur.

Mieux : le site ne sera même pas obligé de contrôler les fichiers que les utilisateurs choisissent d’héberger. La Haute Cour a demandé toutefois que Rapidshare contrôle les liens externes, susceptibles généralement de renvoyer l’internaute vers du contenu protégé par les droits d’auteur. Cette demande sera portée devant la Cour Suprême par la plate-forme de partage. Rapidshare estime en effet que ce contrôle nécessite quelques «clarifications», en raison du risque d’atteinte aux droits privés.

Rappelons que Rapidshare a limité le débit de téléchargement à 30 ko/s pour les fichiers dont la taille surpasse les 30 Mo, et ce pour tous les comptes gratuits. Seuls les comptes payants pourront profiter du plein débit, l’achat d’un tel compte est possible en Tunisie via le revendeur Al Dorra.

Si tout va pour le mieux pour Rapidshare, rien ne va, en revanche, pour ses homologues. Après la fermeture de Megaupload, la puissante Motion Picture Association of America (MPAA, plus connue comme syndicat professionnel de la production cinématographique des USA) a repris du poil de la bête en menaçant directement 5 sites de partage très connus, à savoir Wupload, Deposit Files, Fileserve, Media Fire et Putlocker.

La MPAA estime en effet que ces sites encouragent directement le piratage, en proposant des plateformes ouvertes à tous sans contrôle et qui engendrent des gains énormes. Mediafire, en la personne de Tom Langridge, son PDG, a été le 1er à réagir en refusant cette accusation dans une lettre adressée au site CNet. Il estime que «Mediafire n’a aucun point en commun avec les autres, car il n’impose aucune limite artificielle pour inciter à l’abonnement payant, et qu’il collabore pleinement avec la MPAA et la RIAA».

Par contre, FileServe et Wupload ont réagi autrement en fermant leurs plateformes de partage, ne laissant que les utilisateurs abonnés pouvant télécharger leur propre contenu. Wupload et Fileserve se tourneraient-ils vers un service d’hébergement personnel, de type DropBox ou Skydrive de Microsoft ? Tout porte à le croire, surtout avec le message publié par Wupload, qui explique que le site «n’est pas un site de partage de fichiers».

SEA

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