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FOTunis: Entre apologie de la cyber surveillance et indignation des activistes des droits de l’Homme

FOTunis: Entre apologie de la cyber surveillance et indignation des activistes des droits de l'Homme

Lors de la 2ème journée du Freedom Online Conference, qui s’est déroulée le 18 juin à Tunis, plusieurs workshops ont eu lieu, dont un qui a parlé du rôle des gouvernements dans la gestion d’Internet et la stratégie sécuritaire appliquée par ces derniers. La conférence a été marquée par la présence de représentants de plusieurs gouvernements dont la France et la Suède qui sont venus justifier… la nécessité de surveiller Internet.

FOTunis: Entre apologie de la cyber surveillance et indignation des activistes des droits de l'HommeLors de la 2ème journée du Freedom Online Conference, qui s’est déroulée le 18 juin à Tunis, plusieurs workshops ont eu lieu, dont un qui a parlé du rôle des gouvernements dans la gestion d’Internet et la stratégie sécuritaire appliquée par ces derniers. La conférence a été marquée par la présence de représentants de plusieurs gouvernements dont la France et la Suède qui sont venus justifier… la nécessité de surveiller Internet.

Moez Chakchouk, PDG de l’ATI, était parmi les panelistes et a exprimé son souhait de voir de réels changements en Tunisie : «Nous attendons que le gouvernement fasse une réforme afin de protéger les libertés sur Internet». Il a ajouté aussi que le matériel acheté par Ben Ali pour la censure doit être utilisé mais de manière différente afin de protéger la sécurité du réseau national et des Internautes. Sans pour autant violer les principes des droits de l’Homme.

Au sujet de la collecte des informations par le gouvernement, Eleanor Saitta, d’Open ITP, a insisté sur le fait que la transparence est une condition sine qua non pour établir un rapport de confiance entre les citoyens et les dirigeants politiques. Mais ce rapport de confiance ne s’établira guère même si le gouvernement se décide à jouer cette carte de l’Open Data et de l’Open Gov. «Nous devons comprendre ce qui a été déjà fait pour qu’on puisse avancer (dans ce rapport de confiance, ndlr)», déclare-t-elle. Etait-ce une invitation au gouvernement tunisien pour laver le linge sale de Ammar 404 sur la place publique ? Très probablement. Mais cette peur de la transparence ne peut s’effacer du jour au lendemain, surtout avec les démons du passé qui rôdent toujours dans les parages. C’est pratiquement dans ce sens-là que M. Chakchouk a rétorqué à Mme Saitta, avant de rajouter : «Moi même je souhaiterais que le gouvernement divulgue ce qui a été fait pendant le régime de Ben Ali».

FOTunis: Entre apologie de la cyber surveillance et indignation des activistes des droits de l'Homme

Pour Simone Halink, de Bits Of Freedom, on doit s’assurer que le matériel de surveillance ne soit pas utilisé d’une manière abusive. Ainsi, les caractéristiques techniques des équipements utilisés par les gouvernements doivent être connues pour pouvoir s’assurer qu’il n’y a pas un serveur intrus sur le réseau et qui viserait à collecter les données privées des Internautes. Et puis, cette pratique ne doit en aucun cas être justifiée par le ‘sacro-saint’ combat contre le terrorisme. «Le rôle de l’Etat n’est pas de garantir la sécurité mais le bien-être. Et ceci se fait à travers le respect de la vie privée», insiste-t-il.

Interpelés par le parterre d’invités au sujet du contrôle du Data, les représentants des gouvernements ont eu tous la même réponse : «On pratique la surveillance pour garantir la sécurité et la prévention des attaques terroristes». Cette surveillance consiste par exemple à identifier les adresses IP des utilisateurs Internet afin de les localiser. Grâce à l’évolution technologique en matière de retraçage des requêtes, il est désormais possible en effet d’appliquer la surveillance de masse. C’est dans ce sens que «Prism» -un programme gouvernemental Etatsunien ultra-confidentiel pour la surveillance des Internautes révélé par l’ancien employé de la National Security Agency, Edward Snowden – a pu voir le jour. 

C’est alors qu’un clash entre le camp anti et pro «Prism» a commencé. Quelques représentants de pays étrangers ont affiché haut et fort leur soutien à ce programme qui représente, à leurs yeux, un moyen légitime pour préserver leur nation du danger terroriste. Les activistes, se sont, quant à eux, indignés et ont appelé à ce qu’il y ait un respect des valeurs fondamentales des droits de l’Homme, même sur Internet et ce, en protégeant la vie privée des gens. 

Ali Achour

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