En bref

Kaspersky – Demain, serons-nous tous cyborgs ?

Une nouvelle étude menée par Kaspersky a sondé les Européens sur l’augmentation humaine afin de connaître leur perception du monde des « cyborgs ». L’étude met en lumière un manque de compréhension de l’augmentation humaine, lequel pourrait freiner le développement de ces technologies.

Près de la moitié (46,5 %) des personnes interrogées pensent que l’augmentation, ou l’implant d’éléments technologiques dans le corps humain, doit être possible et rester accessible à ceux qui le souhaitent. Toutefois, beaucoup s’inquiètent de l’impact sociétal à long terme de ces technologies. C’est ce qui ressort de la nouvelle étude paneuropéenne réalisée auprès de 6 500 adultes dans sept pays européens par Kaspersky, expert mondial en cybersécurité sur le sujet de l’augmentation humaine.

L’augmentation humaine est d’abord et avant tout utile dans le domaine de la santé – avec le recours à un membre bionique pour compenser un handicap, par exemple. Mais ce procédé peut également résulter d’un désir du dépassement de soi, voire de démarcation vis-à-vis des autres, par exemple en se faisant implanter des puces d’identification par radiofréquence (RFID).

Près de la moitié des Européens (49%) se disent « enthousiastes » ou « optimistes » à l’idée d’une société future composée à la fois de personnes augmentées et non augmentées. Ils sont pourtant 39 % à craindre que l’augmentation de la capacité humaine n’entraîne des inégalités sociales ou des conflits sociaux plus tard. 12 % d’entre eux se disent d’ailleurs opposés au fait de travailler avec une personne augmentée à l’avenir.

Ces chiffres sont à comparer avec une précédente étude réalisée en 2020 par Kaspersky au Maroc, qui montrait que 88 % des sondés se disaient prêts à améliorer un attribut de leur physique si on leur en donnait la possibilité. Un peu plus de la moitié (52 %) des personnes interrogées ont indiqué que l’augmentation humaine est totalement ou raisonnablement acceptable, tandis que 19 % seulement l’ont jugée inacceptable. Parmi les principales raisons de croire que l’augmentation humaine est acceptable, on retrouvait en 2020 l’amélioration de la qualité de vie (42 %), des performances et des capacités (37 %), ainsi qu’une contribution à la réduction des souffrances (37 %).

Un phénomène déjà entré dans les mœurs ?

L’étude 2021 de Kaspersky dévoile que plus de la moitié des Européens (51 %) affirment avoir déjà rencontré une personne dite « augmentée », et que plus d’un tiers disent avoir « toujours accepté » le concept même de personne augmentée. 17% précisent également que l’acceptation leur paraît aujourd’hui plus facile qu’il y a dix ans.

Côté vie intime, près de la moitié des Européens (45 %) ne voient aucun frein à entretenir une relation avec une personne augmentée, et ils sont même 5,5 % à affirmer en avoir déjà fréquenté une. Un Européen sur deux de sexe masculin se dit « enthousiaste » ou « optimiste » quant à l’idée d’une société où cohabiteraient personnes augmentées et non augmentées. Ce chiffre tombe à 40 % chez les femmes.

Des nuances d’acceptation selon la finalité d’usage

Dans le cas où un membre de leur famille aurait besoin d’un implant ou d’une forme d’augmentation pour des raisons médicales, les répondants indiquent qu’ils se sentiraient plus à l’aise s’il s’agissait d’un bras (38 %) ou d’une jambe (37 %) bioniques.

En ce qui concerne l’augmentation dite « volontaire », les sondés au Portugal (56 %) et en Espagne (51 %) sont les plus ouverts d’esprits, et indiquent que chacun est libre de son corps. Les habitants du Royaume-Uni sont quant à eux les plus frileux face à ce type de décisions (36 %). Près de trois Européens sur dix (29,5 %) soutiendraient un membre de leur famille qui choisirait de devenir volontairement un « être humain augmenté », quel que soit son projet. Dans ce cas de figure, les Portugais sont les plus favorables en Europe (46 %), quand les Français se montrent beaucoup plus réticents (19 %).

Seuls 16,5% des  sondés considèrent que choisir de s’augmenter est « bizarre », ce chiffre variant de 8 % au Portugal à 30 % au Royaume-Uni. L’étude met également en lumière que près d’un quart (24 %) considèrent le choix de l’augmentation volontaire comme un acte de courage.

27% des personnes interrogées pensent que les personnes augmentées devraient avoir une représentation spéciale au sein du gouvernement, mais 41 % des sondés s’opposent à cette idée.

Communiqué 

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