En bref

Le CEO d’Ericsson défend sa vision de «villes intelligentes»

Le PDG d’Ericsson défend sa vision de «villes intelligentes» Les villes assument de plus en plus le rôle d’une nation ou d’un état dans le sens que les villes, plus que les pays, façonnent l’avenir. Quand nous avons demandé aux enfants où ils voudraient vivre quand ils seraient grands, ils ne répondaient pas avec le nom d’un pays. Ils répondaient avec le nom d’une ville.

Le PDG d’Ericsson défend sa vision de «villes intelligentes» Les villes assument de plus en plus le rôle d’une nation ou d’un état dans le sens que les villes, plus que les pays, façonnent l’avenir. Quand nous avons demandé aux enfants où ils voudraient vivre quand ils seraient grands, ils ne répondaient pas avec le nom d’un pays. Ils répondaient avec le nom d’une ville.

Comme plusieurs d’entre nous le savent déjà, les gens se déplacent vers les villes à un taux stupéfiant. Déjà aujourd’hui plus de 50 % de la population mondiale vit dans des villes. Avant 2050, on s’attend à ce que ce chiffre augmente à  70%1. Ces mêmes villes représentent 75 % de la consommation d’énergie et 75 % des emissions2 mondiales de CO2, mais elles n’occupent que 2 % de la surface3 de notre planète.

Le secteur des Technologies d’Informations et de Communications (TIC), qui contribue à environ 2% des émissions mondiales de CO2, peut faire des contributions significatives en coopérant avec d’autres industries à réduire les autres 98 pour cent et à réduire ses propres émissions. Un nouveau rapport d’industrie confirme que les TIC peuvent réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre de 16,5 %, économisant ainsi jusqu’à 1,9 trillions de dollars par an.

Encore mieux, l’industrie TIC peut être la fondation pour des idées novatrices pour une meilleure vie partout : en créant des réseaux intelligents, en production, en distribution, en transport et en dématérialisation.

Pour faire face à cette explosion démographique, les villes doivent commencer à grandir d’une façon intelligente et viable. Je vis à Stockholm en Suède et je vois cette ville grandir devant mes yeux. Stockholm est une des nombreuses villes dans le monde qui construit une communauté progressivement planifiée et conçue, le port royal de Stockholm, où les solutions pour les transports en commun, la gestion des déchets et l’équilibre de l’offre et de la demande en électricité sont des ingrédients essentiels de la vie quotidienne des résidents.  Les TIC représentent la fondation de plusieurs de ces solutions.

Généralement nous croyons que les TIC peuvent contribuer à des améliorations de plusieurs dimensions et que dans l’avenir, tout ce qui bénéficiera du fait d’avoir une connexion, sera en effet connecté. Ce que cela signifie pour nous à Ericsson, qui construisons et opérons des réseaux de communication dans le monde entier, est que nous aussi devons nous réinventer. Nous avons commencé par construire des réseaux pour un seul service : la voix. De nos jours, un réseau doit être plus intelligent, agile et non-importun, mais il doit aussi connecter tout, tout le temps.

Si nous examinons maintenant l’environnement de la ville ; l’année dernière, le ConsumerLab d’Ericsson, qui mènent dans le monde entier des entrevues représentant statistiquement les opinions de plus d’un milliard de personnes, a demandé aux gens dans son rapport de Vie Urbaine ce qui les rend le plus satisfait. En bas de la liste? La circulation. En tête de la liste? La couverture mobile et la vitesse de connexion à Internet.

La congestion de la circulation et les inefficacités de la navette sont de grands problèmes de la plupart des grandes villes. Non seulement augmentent-elles la pollution, en endommageant l’environnement, mais elles causent aussi la perte de ressources, de temps et de productivité. De plus c’est une des plus grandes sources de frustration et de stress pour les citadins.

Mais, quand on introduit la connectivité et on prend en considération que la diversité et la créativité prospèrent dans les villes (une des nombreuses choses positives concernant les villes), on change fondamentalement la manière dont les nouvelles idées sont produites et se développent en des solutions dont bénéficient la société. Contrairement aux inventeurs d’antan qui créaient des chefs-d’œuvre seuls en un coup de génie, les nouveaux inventeurs sont collaboratifs, créant des idées à partir d’un mélange d’autres idées.

Des applications de circulation comme Waze et Roadify, sont de superbes exemples dans la catégorie d’innovation rendue possible par la connectivité et le réseautage mobile. Dans un rapport récent sur la Navette Connectée à San José en Californie, publié par la Fondation des Villes Nouvelles, Il a été démontré que des applications telles que Waze et Roadify améliorent toute l’expérience de la navette à travers un nouveau niveau de réseautage. Par exemple, connecter les gens qui font la navette améliore la navette en permettant aux utilisateurs de partager ou recevoir des informations en temps réel sur les problèmes de circulation. De plus, les gens connectés qui font la navette par  voiture sembleraient être plus heureux que ceux non connectés en raison de leur capacité à prévoir les conditions de leur navette, réduisant ainsi leur niveau de stress. Par-dessus, ces données fournissent des informations de valeur aux collectivités locales, qui pourraient potentiellement être utilisées pour améliorer l’infrastructure de transport. Il est évident que les téléphones intelligents soutiennent des citoyens plus intlligents.

Une alternative au fait de prendre la voiture ou le bus et risquer d’être bloqué dans un embouteillage est le travail à distance. Dans un autre rapport que nous avons publié avec GeSI, l’Initiative d’e-Viabilité Mondiale, Verizon, Deutsche Telekom, BT et la firme de recherche et d’analyse Yankee Group, nous avons constaté que les services de travail à distance aux USA uniquement économisent environ 215 millions de barils de pétrole par an. C’est à peu près la même quantité d’énergie consommée annuellement dans la Suisse entière. De même dans une étude de travail intelligent que nous avons effectuée avec TeliaSonera en Suède, nous avons constaté que les initiatives de travail basées sur les TIC réduisent les émissions de CO2 aussi bien que d’autres gaz à effet de serre de 40 pour cent par employé entre 2001 et 2007. Ceci équivaut à 2,8 tonnes d’émissions par employé par an. Rapportés à un niveau national, les services de travail plus intelligent pourraient réduire les émissions de CO2 en Suède de 2 à 4 pour cent. 

Toujours concernant la circulation, nous savons que les voitures modernes ont des centaines de capteurs et de jauges à bord qui mesurent tout, par exemple l’utilisation du carburant, la pression des pneus, le niveau d’huile, etc. Imaginez si nous rassemblons et analysons ces informations et ensuite les connectons aux gens et appareils appropriés ? Ce type de services automobiles connectés est maintenant une réalité. A travers notre innovation en collaboration avec le groupe de voitures Volvo, les conducteurs et les passagers pourront maintenant avoir accès aux applications Cloud pour des informations, des itinéraires et du divertissement à partir d’un écran dans la voiture.

A travers les temps, les villes ont forgé les chemins vers l’avenir. De Rome à Milan à Singapour, les villes hébergent des activités prospères avec des idées créatives qui peuvent transformer des économies entières. Dans une série de rapports de l’Indice des Villes, Ericsson a mesuré la maturité des TIC pour 25 grandes villes en association avec l’effet de levier du « triple bilan » (social, économique et environnemental) provenant des investissements TIC.

Il y a un rapport fort entre la maturité TIC dans les villes et leur développement de triple résultat – particulièrement du développement économique et social. La force de levier potentielle provenant des investissements TIC est linéaire et ne décline pas avec la maturité des TIC. Les villes aux étapes différentes de maturité TIC devraient appliquer des stratégies différentes pour maximiser le progrès résultant des TIC.

Dans notre dernier rapport, qui se focalise sur la vie d’affaires dans les villes, nous avons constaté qu’une augmentation d’un point de pourcentage dans la pénétration à haut débit augmente la création d’entreprises de 3,8 pour cent. Si vous prenez l’Estonie, un pays avec un plan national pour le haut débit, le président nous a confié que les déclarations d’impôts en ligne à la fin des années 1990 ont eu tellement de succès et la conformité était si élevée, que les coffres du pays se sont remplis et le Parlement a pu réduire les impôts l’année suivante. Et un entrepreneur en Estonie a besoin juste de 18 minutes en ligne pour créer son entreprise.

Une quantité élevée du trafic de données mobiles d’aujourd’hui est déjà produite dans les zones métropolitaines. Il est prévu que les citadins vont produire autour de 60 pour cent de trafic mobile avant 2016. Cependant, il est utile de noter qu’avant 2018 il est prévu que le volume de trafic de données mobiles se multiplie par douze fois comparé à son niveau de 2012.

À l’échelle mondiale, nous constatons que les abonnements mobiles sont de 6,3 milliards (ajustés pour les abonnements doubles, nous estimons les abonnés réels à  4,4 milliards). Pour ces gens, de simples communications leur sont disponibles partout où ils sont. Maintenant, ajoutez-y des vitesses et des capacités plus élevées et nous à Ericsson avons mesuré autour de 1,5 milliards d’abonnements mobiles à haut débit. Avec les applications Cloud, nous disposons maintenant d’une combinaison puissante qui rend la transformation possible partout : mobilité, haut débit et Cloud.

Dans toutes mes conversations avec les clients et les hauts représentants gouvernementaux des villes, je vois et j’entends des demandes d’aide avec la stratégie TIC. Une question, par exemple, est comment une infrastructure commune peut-elle livrer des fonctions différentes dans la ville. Où devrait-elle se partager entre l’éducation, l’énergie, etc. ? Ce sont des questions excitantes qui méritent du temps et de l’attention dans un proche avenir, pour que nous puissions tous saisir les défis et les opportunités d’une vie urbaine intelligente et viable.

Ericsson est une société qui fait affaire avec des clients dans 180 pays dans le monde entier. Nous avons une part de marché de 42 pour cent dans les 100 plus grandes villes, pondérée et classée par PIB. Ceci nous permet de comprendre comment le développement se produit et comment nous pouvons contribuer à faire de ce développement une chose positive et nous sommes impatients de le faire.

Hans Vestberg,

Président-Directeur Général (CEO)

Ericsson AB

 

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