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Les banques tunisiennes peuvent réduire le prix de leurs services grâce au Java

Les banques tunisiennes peuvent réduire le prix de leurs services grâce au Java

«Savez-vous qu’on a affaire, d’une façon directe ou indirecte, chaque jour et en moyenne, à plus de 10 interactions avec des applications basés sur le Cobol ?», a déclaré Didier Durand, président d’Eranea, une SS2L suisse lors d’une cérémonie de signature avec la société tunisienne I.T.GRAPES le 9 janvier dernier à Tunis. Si pour les personnes physiques ceci ne gêne guère (pour le moment), ceci pose, par contre, un réel problème aux entreprises, et notamment les établissements financiers à l’instar des banques…

Les banques tunisiennes peuvent réduire le prix de leurs services grâce au Java«Savez-vous qu’on a affaire, d’une façon directe ou indirecte, chaque jour et en moyenne, à plus de 10 interactions avec des applications basés sur le Cobol ?», a déclaré Didier Durand, président d’Eranea, une SS2L suisse lors d’une cérémonie de signature avec la société tunisienne I.T.GRAPES le 9 janvier dernier à Tunis. Si pour les personnes physiques ceci ne gêne guère (pour le moment), ceci pose, par contre, un réel problème aux entreprises, et notamment les établissements financiers à l’instar des banques. Et pour cause : «Le Cobol est en route vers l’obsolescence technologique», affirme-t-il. 

En d’autres termes : ce langage de programmation informatique créé en 1959, est en fin de vie et ne peut garantir une évolution stable de toutes les applications qui en découlent. Pis : «Il est de plus en plus rare de trouver un ingénieur qui maitrise le Cobol. Et avec le coût des équipements propriétaires (HP, IBM, etc.), entretenir et développer une application sous ce langage s’avère être une opération très onéreuse par rapport à une solution Open Source telle que le Java», rajoute-t-il par la suite.

En termes de coût, les répercussions d’un tel langage sur les services proposés par les entreprises au grand public se font sentir, donc, avec la cherté des prix des prestations. Cependant, quand une entreprise propose ses services basés sur des applications OpenSource, elle fait jusqu’à 90% d’économie», rajoute M. Durand. 

On peut alors penser que ces sociétés n’ont qu’à délaisser le Cobol et basculer vers l’Open Source pour pouvoir proposer des services moins chers. Théoriquement… Car sur le plan pratique, c’est tout autre chose. «Le vrai challenge dans le basculement du Cobol au Java est la transition. Avec des millions, voire des milliards de lignes de code, il est, en effet, très difficile de faire une rupture nette en une seule nuit», fait remarquer le directeur Eranea. «Mais si les plus grandes places boursières ont réussi à basculer vers l’open source sans incidents, les établissements publics et privés peuvent, eux aussi, le faire».

C’est alors que M. Durand a commencé à présenter sa solution pour faire basculer, en quelques heures, une application Cobol en Java. Un système qui transcode 1 million de lignes du Cobol au Java en à peine 4 minutes et ce, sans la moindre intervention humaine. «Une seule nuit suffit pour basculer tout le système au Java avec des risques très minimes d’incidents», explique-t-il. «Et pour réduire encore plus les risques, nous procédons chaque nuit à des simulations en Java d’actions réelles qui doivent, en temps normal, passer par Cobol. Si le résultat final est le même, alors on a l’assurance que la transition se fera en douce». 

Taher Mestiri durant sa présentation

«Bien qu’ils puissent toujours continuer à coder en Cobol, puisque notre système continuera toujours à le transcoder en Java, les équipes d’ingénieurs ne se sentiront pas dépaysés», affirme-t-il. Et pour cause : cette solution d’adaptation made by Eranea garde une structure du code Java très proche de celle du Cobol. «La dite entreprise pourra alors recruter de nouveaux développeurs spécialisés dans l’Open Source, tout en gardant ses développeurs seniors».

Mais devant le scepticisme de quelques représentants de départements informatiques de grandes banques tunisiennes venus assister à l’événement, M. Durand a alors rassuré sur le fait que chaque entreprise peut y aller à son rythme. En ne basculant, par exemple, qu’une seule une partie de sa couche applicative au Java. «Les deux plateformes travailleront ensemble en toute harmonie».

Rassurée par le succès de sa solution en Europe, Eranea a décidé de proposer sa solution à l’Afrique et au Moyen Orient grâce à un partenariat stratégique conclu avec la société tunisienne I.T.GRAPES représentée par son directeur général Taher Mestiri. Un nom déjà très connu dans le monde de l’Open Source tunisien, notamment grâce à la communauté TunAndroid. Avec ce partenariat, M. Mestiri table sur le rayonnement des compétences tunisiennes dans le monde arabe, et dans l’Afrique, pour faire de la Tunisie un carrefour régional des solutions IT innovantes à destination d’un marché africain et arabe en pleine expansion.

Welid Naffati

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