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Les idées reçues sur le SEO: Quelles sont les bonnes techniques à garder et celles à jeter ?

Les idées reçus sur le SEO: Quels sont les bonnes techniques à garder et ceux à jeter ?

En 2009, l’Instance Nationale des Télécommunications (INT) a ouvert le .tn au grand public et aux professionnels après des années où cette extension était réservée uniquement aux FAI et aux sites étatiques. Après les périodes sunrises qui se sont terminées en 2010, le nombre des adresses Web réservées en .tn ont littéralement explosé pour atteindre plus de 21 mille noms de domaines (NDD) nationaux au 1er mai 2014 (statistiques registre.tn).

Les idées reçus sur le SEO: Quels sont les bonnes techniques à garder et ceux à jeter ?En 2009, l’Instance Nationale des Télécommunications (INT) a ouvert le .tn au grand public et aux professionnels après des années où cette extension était réservée uniquement aux FAI et aux sites étatiques. Après les périodes sunrises qui se sont terminées en 2010, le nombre des adresses Web réservées en .tn ont littéralement explosé pour atteindre plus de 21 mille noms de domaines (NDD) nationaux au 1er mai 2014 (statistiques registre.tn).

Et pourtant, plusieurs agences de création Web continuent à conseiller à leurs clients de passer par le .com.tn au lieu du .tn direct. La raison ? «Parce que la partie .com améliore le référencement du site sur l’international et le .tn sur le national», répondent assez souvent les responsables de ces agences. Pourtant, le .com.tn est plus difficile dans l’acquisition que le .tn vu qu’il demande des paperasses administratives supplémentaires (registre de commerce, patente, etc.).

Est-il vrai que le .com.tn est meilleur que le .tn dans le référencement (SEO) ? «Faux !», rétorque Aroua Ben Salah, consultante en SEO. «Avant, le .com.tn était destiné à la Tunisie. Donc il avait un impact sur le référencement d’un site tunisien, en Tunisie. Mais pas pour l’international. Il ne faut pas oublier qu’avant, nous n’avions pas accès à Google.tn». Que choisir alors ? «Pour moi c’est pareil. Ceci dit, pourquoi se compliquer la vie avec des noms de domaines en .com.tn et avoir des doutes dans son écriture ? On prend un .tn et puis c’est tout !».

«Il est clair que plus un nom de domaine est court, mieux c’est», explique pour sa part Slim Azzabi, Search Manager chez Edatis. «Google préconise que les URL soient courtes et claires parce qu’elles seront plus faciles à mémoriser par l’Internaute. Mais ça ne veut pas dire qu’un long NDD va forcément pénaliser le référencement d’un site sur le moteur de recherche. Après tout, que ça soit court ou long, ce sont le contenu et la popularité du site qui influencent son SEO».

Mais si on a un site d’agence de voyage par exemple, et qu’on travaille beaucoup sur le national, sur l’Europe et le Moyen-Orient, que faut-il faire ? «Créer un site pour chaque pays. C’est ce que font les grosses boites. Par exemple avec l’extension allemande .de pour cibler les Allemands et dont la langue par défaut sera l’allemand. Et ainsi de suite. D’une façon plus générale, si on travaille plus sur le national, le .tn est beaucoup mieux que le .com sur Google.tn. Mais le .com est beaucoup mieux pour cibler l’international».

Pour Slim Azzabi, lancer un site pour chaque pays/région est un procédé coûteux et nécessite une équipe qui décline le contenu du site pour chaque destination. Ce qui n’est pas à la portée de tout le monde. Et si on utilisait seulement les mots clés dans les balises HTML ? «Ca ne sert plus à rien», répond-il. «Maintenant Google se base avant tout sur la qualité du contenu textuel et les liens qui y figurent». 

C’est de là que des idées reçues continuent à être prises pour des vérités et que quelques agences continuent à les vendre à leurs clients. Slim Azzabi explique ainsi que le fait d’acheter à tort et à travers des liens afférents vers son site, ne servira strictement à rien puisque Google ne prend plus en considération cette technique vu les abus. «Vaut mieux créer de l’originalité dans son contenu pour que d’autres sites de qualité vous citent. C’est là qu’un référencement se créera naturellement et améliorera la visibilité du portail sur le Web».

Et quid du temps de téléchargement de la page ? On parle de points positifs que donne Google aux portails qui s’ouvrent rapidement. Faut-il, donc, héberger son site dans le pays/région cible en question pour avoir un meilleur référencement ? D’autant plus que l’ATI a déjà installé un L-Root de l’ICANN (une première en Maghreb) et un DNS secondaire de l’AFRINIC. Sans parler des 4 câbles sous-marins et de la liaison en fibre optique entre l’Algérie et la Tunisie. Ceci peut-il rendre la Tunisie une destination régionale privilégiée pour l’hébergement des sites Web ?

Réponse de Aroua Ben Saleh : «C’est positif, certes, mais je ne peux pas dire à quel point. Mais plusieurs études ont montré que ceci est très important pour un site de e-commerce. J’ai lu une fois un article qui disait, entre autre, que 1 seconde de plus dans le temps de chargement pour Amazon, avait pour impact une baisse de 1.6 Milliard de $ sur son chiffre d’affaires. Pour le référencement, on sait que ça devient de plus en plus important. Mais les avis restent mitigés.

Google veut nous faire croire que c’est le cas puisqu’ils ont ajouté une fonctionnalité sur leurs Webmaster tools pour optimiser le temps de chargement des sites. Beaucoup d’experts en SEO sont encore sceptiques sur son impact réel sur le SEO. L’effet sur l’Internaute est, par contre, prouvé et est surtout logique. Internet est devenu tellement rapide maintenant qu’il est difficile d’attendre plusieurs secondes à télécharger une page Web. Si ça ne s’ouvre pas, on ferme le site et on passe notre chemin».

Pour Slim Azzabi, les décideurs (c’est à dire ceux qui gèrent les portails Web comme dans les hôtels) doivent être sensibilisés quant à l’importance de tous ces facteurs pour améliorer leur visibilité sur le Net. «Si on se décide à créer du contenu de qualité et qu’on réalise enfin l’importance des techniques de référencement, la Tunisie réussira, peut-être, à devenir une destination privilégiée pour la création, et pourquoi pas, l’hébergement des sites Web», conclut-il. 

Welid Naffati

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