En bref

Les points d’échange Internet essentiels pour la réduction des frais de connexion en Afrique

Un nouveau rapport publié aujourd’hui par l’Internet Society (www.InternetSociety.org) décrit les grands axes de l’infrastructure Internet en Afrique et explique le rôle essentiel que jouent les points d’échange Internet (IXP) dans le développement de l’accès et de la réduction des coûts. Ce rapport, intitulé « Vers une Afrique interconnectée : l’initiative 80/20 », étudie l’écosystème Internet en Afrique.

Il est urgent d’améliorer l’accès à Internet sur tout le continent, en particulier à la suite de la pandémie du coronavirus. Selon la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, moins d’un foyer sur cinq a accès à Internet (https://bit.ly/3hjNg6h). Un accès fiable et abordable à l’Internet favorise également la croissance économique. Une étude récente estime que l’économie de l’Internet est susceptible de contribuer à hauteur de 180 milliards de dollars américains au produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique, à l’horizon 2025.

Un IXP est une infrastructure technique grâce à laquelle de nombreux réseaux, y compris ceux de fournisseurs d’accès à Internet, d’opérateurs de réseaux mobiles, de réseaux d’entreprise, de réseaux pour la recherche et pour l’enseignement, de services d’administration en ligne et de réseaux de diffusion de contenu (CDN) concourent pour se connecter et échanger du trafic Internet.

Les IXP permettent l’échange local de trafic Internet, au lieu de recourir à l’usage d’onéreuses routes de transit international. Cela rend l’accès à Internet plus abordable, mais aussi améliore la qualité de l’accès, en offrant des connexions au réseau qui sont plus directes. Les vitesses d’accès au contenu peuvent devenir jusqu’à 10 fois plus rapides avec un IXP, car le trafic est acheminé localement plutôt que par des routes de transit international.

Selon le rapport de l’Internet Society, le nombre d’IXP en Afrique s’est accru de 58 % au cours des huit dernières années, en passant de 19 en 2012 à 46 en 2020. De plus:

Plus de la moitié des pays d’Afrique ont un IXP ; six pays en ont plus qu’un.

L’écosystème Internet le plus développé se trouve en Afrique du Sud, suivi par le Kenya et le Nigéria. Ces pays disposent des réseaux les plus interconnectés et ont réussi à échanger 70 à 80% de leur trafic localement.

Les IXP assurent des économies substantielles en localisant le trafic Internet. Le rapport montre qu’un réseau peut économiser jusqu’à 240 000 dollars américains par an, en se connectant à un IXP local.

La présence de réseaux de diffusion de contenu s’est considérablement accrue, et la quantité de contenu disponible localement et la demande d’hébergement de contenu ont également augmenté.

Ce nouveau rapport s’appuie sur une analyse de 2020 (https://bit.ly/3xgdWdE) sur le développement des IXP au Kenya et au Nigéria, et offre un aperçu de l’évolution de l’interconnexion Internet sur le continent en étudiant un pays de chacune des six sous-régions : Angola (Afrique australe), Burkina Faso (Afrique de l’Ouest), République Démocratique du Congo (Afrique centrale), Égypte (Afrique du Nord), île Maurice (Océan Indien) et Rwanda (Afrique de l’Est).

« Grâce au travail mené avec les partenaires au fil des ans, nous disposons de nombreux IXP plus durables qui permettent d’échanger une quantité considérable de trafic Internet en Afrique. Cependant, il reste encore beaucoup à faire pour nous assurer que davantage de trafic Internet soit échangé sur le continent » a déclaré Dawit Bekele, vice-président régional pour l’Afrique de l’Internet Society, une organisation mondiale à but non lucratif qui promeut le développement et l’utilisation d’Internet. « Un facteur clé de succès pour les IXP est que les gouvernements comprennent la valeur que l’infrastructure Internet fournit, ce qui encouragerai l’adoption de politiques et de réglementations qui permettent aux écosystèmes Internet de prospérer », a ajouté Bekele.

Depuis 2008, l’Internet Society travaille avec la communauté Internet africaine, notamment avec les groupes communautaires, les experts techniques et les décideurs politiques, dans le but d’améliorer l’infrastructure Internet locale en assistant à la création d’IXP et en renforçant la confiance et la coopération entre les acteurs qui façonnent l’Internet. Le but global est que 80 % du trafic Internet en Afrique soit échangé localement, et seulement 20 % soit acheminé de l’extérieur du continent.

Pour lire le rapport « Vers une Afrique interconnectée : l’initiative 80/20» :  (https://bit.ly/3yuwpTR).

Lire également notre article : Les occasions ratées de la Tunisie pour valoriser les acquis de son Internet

Communiqué 

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