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Peut-on réussir sa carrière de gamer en Tunisie ?

Peut-on réussir sa carrière de gamer en Tunisie ?L’épisode 31 du Digiclub a été consacré à Khaled Hlioui. Ce jeune success story tunisienne de 33 ans a été le dirigeant de l’une des plus grandes boites de Gaming en Europe BigPoint localisée en Allemagne, 500 employés, 400 millions de joueurs autour du monde pour des jeux Free To Play.

Lors de cette interview, une présentation de BigPoint s’est tout d’abord imposée. En plus d’être un leader du Gaming européen, BigPoint est considérée comme l’un des pionniers dans les jeux Free To Play en Europe. Commençant avec des jeux simples sur navigateur, comme Football Manager, ils sont passés à des jeux Action MMO plus élaborés, qui ont créé le succès de cette boîte. Parmi les plus grands succès de la société, nous pouvons citer l’incontournable Farmerama, qui est la version FarmVille de BigPoint, qui englobe une communauté de plus de 50 millions de joueurs autour du monde, avec plus de 250 millions d’euros de chiffre d’affaire généré. Khaled Helioui est le CEO de BigPoint depuis 5 ans.

Est-ce que le Gaming peut réussir en Tunisie ? Khaled a répondu par la positive, mettant en exergue les exemples de DigitalMania, qui est une entreprise à succès, poussée surtout par une vision R&D développée. Néanmoins, plusieurs difficultés persistent et compliquent la tâche des développeurs passionnés par le Gaming en Tunisie. Ces barrières sont surtout d’ordres structurels, c’est-à-dire l’accès aux possibilités financières qui pénalisent toute startup à vraiment avoir une expansion ou un succès commercial à grande échelle. En contrepartie, Khaled a insisté sur le fait que lancer son projet en étranger comporte également des difficultés financières, car, «lancer une entreprise en Tunisie correspond presque au coût du recrutement d’un ingénieur à Los Angeles». Du coup, il faut s’armer d’un certain pragmatisme et vraiment étudier toutes les difficultés rencontrées, que ce soit en Tunisie ou ailleurs. Le gouvernement a aussi son rôle, surtout dans la simplification et l’élimination des barrières bureaucratiques, qui permettraient aux sociétés tunisiennes de commercialiser leurs produits beaucoup plus facilement à l’étranger.

Spout (Mohamed Nabli, à gauche) avec Khaled Hlioui (à droite)

13Spout (Mohamed Nabli, à gauche) avec Khaled Hlioui (à droite)

La 3ème partie de cet épisode de Digiclub a été consacré à des retours d’expérience sur la carrière riche de Khaled Helioui. Parmi les points discutés lors de cette partie, nous citons également le fait que Khaled est également un Business Angels. En réponse à la question sur les critères d’acceptation de financement d’une startup, Khaled a répondu qu’il n’a pas vraiment des critères statiques, l’acceptation se fait vraiment par profil basé sur la motivation et l’intelligence émotionnelle du candidat. Il a évoqué l’exemple d’un adolescent de 14 ans, qui était à sa deuxième expérience dans le monde de l’entrepreneuriat. Après avoir vendu sa première expérience, il avait montré une certaine vision et un certain courage qui l’avait impressionné, ce qui l’avait conduit à financer son projet sans même savoir ce que c’était en détail. Des personnes pareilles existent partout, même en Tunisie. Et les problèmes rencontrés en Tunisie, notamment dans l’étape de la création de l’entreprise, sont courantes partout dans le monde, en Allemagne notamment. Seulement, il s’agit des problèmes structurels liés à la devise et à la commercialisation. Mais difficile ne signifie pas vraiment impossible.

Réussir en Tunisie ? C’est possible, c’est fortement possible même. S’il faut réussir, il faudrait tout d’abord mettre de côté toutes les idées négatives et les préjugés mettant en avant la difficulté de réussir en Tunisie. Quand on est conscient qu’on peut réussir, on doit foncer et être convaincu et se dire, haut et fort, qu’on va réussir. Aucune excuse n’est tolérée. Aucune raison également de sortir de la Tunisie, on peut réussir partout, il suffit d’un peu de volonté, de motivation et surtout d’une force de caractère et d’obstination. L’apprentissage des langues est également obligatoire, surtout l’anglais. Apprendre de l’expérience des autres, de leurs erreurs. Et surtout, le travail, rien que le travail. Tels sont les directives, tels que édictées par Khaled Helioui, pour pouvoir réussir dans le monde de l’entreprenariat.

Plus d’informations dans cet épisode de DigiClub powered by Topnet disponible sur ce lien.

Seif Eddine Akkari

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