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Qui sauvera Shareaza des mains de Shâhriar ?

Logo Shareaza  
Shareaza (jeu de mot formé à partir du mot share en anglais qui signifie partager et du prénom Shéhérazade qui rappelle le personnage du conte des Mille et Une Nuits) est un logiciel poste-à-poste (peer 2 peer ou P2P) multiprotocoles permettant de se connecter aux réseaux les plus répandus : eDonkey2000, Gnutella, Gnutella 2 et BitTorrent.

Il a été originellement développé en tant que freeware par Michael Stokes et est maintenant libre sous Licence publique générale GNU, en d’autres termes, tout le monde peut procurer le code de développement du logiciel et le modifier à sa guise.

La société des Producteurs de Phonogrammes en France (SPPF), représentante officielle des Labels musicaux Français, poursuit actuellement les vendeurs des logiciels P2P (Shareaza, Azureus et Morpheus) comme Jonathan Nilson, en se basant sur la législation française qui oblige, depuis quelque temps, tous les programmes P2P à posséder une modalité qui filtre tous les contenus protégés par le Copyright, de manière à empêcher tout échange.

Tout d’abord, il est important de clarifier l’origine et le rôle de Jonathan Nilson dans cette affaire. Le site TorrentFreak a interviewé Wout00, un administrateur de Shareaza :

« Shareaza fut, à l’origine, enregistré au nom de Mike Stokes, le créateur du client Shareaza. A cette époque, Mike Stokes était au chômage. Lorsque l’application Shareaza devint populaire et attira l’attention de nombreuses sociétés qui voulaient se lancer dans les réseaux P2P, Stokes trouva facilement du travail mais dut, pour cela, abandonner son client aux mains d’autres développeurs. Pour cela, il fit passer son client en Open Source et transféra le domaine Shareaza.com au nom d’un certain Jonathan Nilson.

Ce dernier contrôla ce domaine pendant des années et est actuellement poursuivi pour cette raison, dans la mesure où son nom est le seul à apparaître, lors d’une recherche WHOIS. C’est pourquoi Mr Nilson a coupé toute communication avec la Team Shareaza, ne répond plus aux eMails ni aux appels qui sont redirigés vers un numéro légal ».

En décembre 2007, le domaine Shareaza.com avait été hacké et n’était plus sous contrôle de Jonathan Nilson mais de la société MusicLab, qui vient juste de rejoindre la SPPF, même si Jonathan Nilson s’est refusé de confirmer ou infirmer cette nouvelle, mais tout suggère cependant qu’il a bien vendu ce nom de domaine à la société MusicLab, pour échapper à toutes poursuites à son encontre.
  SPPF

Ce ne sont, pour l’instant, que des hypothèses, mais il est certain, cependant, que MusicLab dirige, à présent, ce domaine, avec l’aide de la RIAA (Recording Industry Association of America), qui a déjà pris le contrôle de l’application iMesh, actuellement détenue par Robert Summer, ancien patron du Label Sony et ancien président de la RIAA.

Par ailleurs, MusicLab a pris le contrôle de BearShare, à la suite d’un arrangement avec la RIAA et héberge ces services à l’adresse 207.232.22.55, dans le cadre d’une procédure qui semble pousser MusicLab à phagocyter toutes les applications P2P disponibles. C’est ainsi qu’en 2008, cette société s’est emparée de Shareaza, créant une fausse page Shareaza, avec des graphiques empruntés à l’ancien site officiel, de manière à présenter leur nouveau logiciel comme une mise à jour de Shareaza, n’hésitant pas à réaliser ainsi une véritable contrefaçon du site.

Donc, le site www.shareaza.com n’est plus le site officiel du programme P2P Shareaza. En plus, le logiciel hébergé (le Shareaza V4) est une contrefaçon et comportent plusieurs spywares, trojens et virus ! La communauté des utilisateurs de Shareaza ont migré vers un autre serveur avec une autre adresse pour continuer le développement et la survie de ce logiciel. La preuve, sur shareaza.sourceforge.net la dernière mise à jour de Shareaza 2.3.1.0 a fait son apparition le 3 Janvier dernier, c’est-à-dire, quelques jours après le hacking de www.shareaza.com.

En effet, le nom de domaine Shareaza.com pointe sur un nouveau site Web qui offre aux visiteurs une application Shareaza V4, que le propriétaire du site veut faire passer pour une mise à jour du logiciel originel. Or, le site et le nouveau logiciel proposés utilisent des logos et une présentation analogues aux versions originelles, SANS l’autorisation de leurs anciens propriétaires, dans une tentative de leurrer les visiteurs qui croiront télécharger la nouvelle version de Shareaza bien qu’elle soit une contrefaçon créée par MediaLab.

Trademark  
Sachant que MusicLab fait partie de La SPPF (qui, on vous le rappelle, défend les copyrights), cette dernière se rend ainsi complice de violation de Copyright et d’illégalité, dans la mesure où elle veut poursuivre une personne étrangère incapable de se défendre devant un tribunal français et de falsification d’un site Web, dont elle a pris frauduleusement le contrôle pour diffuser sa propre application.

Le 10 janvier 2008, les avocats représentant la société ‘Discordia Ltd.’ iMesh shell company ont déposé une demande d’enregistrement de « SHAREAZA » comme étant une marque déposée à l’office des brevets des Etats-Unis.

L’équipe de développement du logiciel Shareaza était au courant des intentions de cette société bien avant leur action, mais elle n’a pas réagit publiquement car elle cherchait le conseil d’un expert juridique dans la matière.

Le 29 Mars derniers, Woot00 a lancé un appel d’agonie demandant le support des utilisateurs de ce célèbre logiciel P2P à s’entraider afin de contre attaquer Discordia pour contrefaçons et vole de la propriété intellectuelle et les empêcher de déposer le nom Shareaza comme un Trade Marque (™) à leur propriété. Voici l’annonce faite par Woot00: « Shareaza a besoin de votre aide, aussi tôt que possible ! Le projet Shareaza a été saboté  par la compagnie qui détenait notre vieux nom de domaine. Pour les combattre, nous avons besoin de vos dons, soutiens moraux, aides légaux ou toute autre contribution qui pourrait nous aider dans notre combat. »

Le 15 avril 2008, les choses se corsent. En effet, le statut de marque déposée a été mis à jour mais pas encore définitivement accordé ; Pire encore, la communauté des défenseurs de Shareaza commençait à recevoir des menaces intimidant. Mais ceci n’a fait que rajouter de l’eau au moulin des défenseurs du libre ! Des actions en mass se sont organisés par l’envoie de lettre/Emails de contestation, des donations et surtout par le bouche à l’oreil. Les efforts de médiatisations commencent à s’intensifier sur la toile et même des sites, comme torrentfreak et numerama, en parlent.

En conclusion, une telle hypocrisie de la part de la SPPF mérite d’être dénoncée, dans la mesure où l’Industrie Musicale cherche de plus en plus à s’accaparer de cette nouvelle opportunité que représente le P2P, tout en supprimant tout concurrent potentiel qui refuse de coopérer avec elle. En s’attaquant à Jonathan Nilson, la SPPF poursuit la tactique menée au plan international celui d’utiliser les outils locaux de juridiction afin d’empêcher tout accusé étranger de pouvoir intervenir pour sa défense, obligé, de ce fait, de se soumettre aux « propositions » de cette industrie.

Sources: Shareaza ; wikipedia ; chez-breiz ; Forum Shareaza

PS : Merci de visiter le forum de shareaza pour une meilleure qualité analytique de l’information. En effet, la source principale de cette news étant écrite en anglais, j’ai essayé d’être le plus fidèle que possible dans ma traduction aux informations citées dans ce forum.

PS 2 : Je me suis basé essentiellement sur le site français chez-breiz qui a fait un travail de recherche remarquable sur le sujet.

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