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Tunisie : 25% seulement des femmes sont actives

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A l’occasion du 13 août, la fête des femmes tunisiennes, Marwen Dhmayed a invité pour ce nouvel épisode de Strat-up, Amel Saïdane, la représentante de l’association tunisienne des start-upeurs, Tunisian Strat-ups. Amel est revenue dans cet épisode sur le manque à gagner en termes de création de richesses en Tunisie, notamment dans le monde de l’entrepreunariat et les obstacles auxquelles les femmes sont confrontées.

Amel Saïdane a déploré ce manque à gagner tout en insistant sur la richesse du talent pool en Tunisie.

«En Europe les femmes sont beaucoup moins présentes dans certaines spécialités. A l’époque où je faisais mes études en Allemagne, nous n’étions que deux étudiantes tunisiennes en électrotechnique. La majorité des ingénieurs étaient des hommes. En Tunisie, nous avons la chance d’avoir une population estudiantine composée majoritairement de femmes», a-t-elle indiqué.

Citant plusieurs études réalisées sur l’emploi des femmes dans le monde arabe, Amel Saïdaine a ajouté que «le manque à gagner, en termes de création de richesses, dans le monde arabe s’élève à 27%». Elle a également signalé, dans ce même contexte, qu’en Tunisie «seulement 25% des femmes sont actives bien qu’elles soient en surnombre dans les universités».

«Les femmes représentent 80% de la population estudiantine et 41% des workforces» a précisé Amel Saïdane avant de déclarer que la situation économique urgente du pays nécessite la mobilisation de tous les acteurs. «Nous avons une urgence économique et nous devons, tous, assumer nos responsabilités et agir», a-t-elle insisté.

Amel Saïdane est par ailleurs revenue sur les difficultés auxquelles la population féminine est confrontée et qui, selon la présidente de Tunisian Start-ups, empêche cette population de réussir. Amel a expliqué que les deux obstacles majeurs sont liés à la difficulté d’accès au bon réseau et au financement. En se référant à quelques études réalisées autour de ce sujet, la présidente de Tunisian Start-ups a indiqué que «les femmes n’ont pas les mêmes privilèges que les hommes».

Que faire donc pour changer la donne ? En réponse à cette question Amel Saïdane a recommandé «de développer une culture d’entre-aide», «en attendant que les choses bougent du coté de la législation», obstacle majeur pour le développement et l’évolution de l’écosystème des start-ups en Tunisie, .

«Les femmes doivent se soutenir entre elles. Celles qui sont en mesure d’accompagner d’autres femmes doivent agir. C’est ainsi que les choses iront plus vite», a expliqué Amel Saïdane.

En plus de la solidarité entre femmes, Amel Saïdaine a mis en avant les opportunités qui s’offrent actuellement aux femmes grâce à la transformation digitale. Elle a expliqué que le Freelance est l’une des voies que les femmes peuvent emprunter pour pallier le défi de l’employabilité.

«44% de la population des freelancers sur Upwork sont des femmes. Sur Alibaba, 40% des propriétaires de boutiques sont des femmes», a précisé Amel Saïdane.

La présidente de Tunisian Start-ups a également mis en avant l’importance du lifelong learning comme ingrédient indispensable au succès.

« Le digital nous donne l’occasion d’apprendre tout au long de notre vie. Il est possible avec les cours et les moocs disponibles en ligne de s’instruire davantage et d’acquérir de nouvelles compétences pour élargir nos horizons», a-t-elle affirmé.

Amel Saïdane a également fait savoir que seul « 5% des sociétés tunisiennes disposent de femmes en leadership positions ». « Transformer les femmes en leaders représente donc le challenge tunisien », selon la présidente de Tunisian Start-ups.

Notons qu’Amel Saïdane est également revenu sur les formations et le soutien qu’offre Tunisian Start-ups à la communauté des start-upeurs et entrepreneurs tunisiens. Elle a annoncé, dans ce sens, que l’association prépare un index l’entreprenariat et œuvre activement pour faire bouger les choses au niveau de la législation, en soutenant, notamment, le projet de loi Start-up Act qui vise à dynamiser davantage le potentiel entrepreneurial.

Pour écouter l’intégralité de l’interview, veuillez cliquer ici.

 

Nadya Jennene 

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