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Tunisie Telecom : Après la Libye, c’est la Corée qui s’y intéresse aussi

Tunisie Telecom : Le gouvernement étudie tous les scenarios avant la revente des 35% de EIT

Après le Libyan Investment Authority, Korea Telecom serait fortement intéressée à entrer sur le marché local tunisien en rachetant les parts d’Emirates International Telecommunications LLC (EIT, qui fait partie du groupe financier Dubai Holding). Par biais d’un communiqué de presse publié il y a quelques jours, Korea Telecom a exprimé, en effet, son intérêt à entrer dans le capital de Tunisie Telecom et que des négociations ont été entamées dans ce sens avec le holding dubaïote.

Tunisie Telecom : Le gouvernement étudie tous les scenarios avant la revente des 35% de EITAprès le Libyan Investment Authority, Korea Telecom serait fortement intéressée à entrer sur le marché local tunisien en rachetant les parts d’Emirates International Telecommunications LLC (EIT, qui fait partie du groupe financier Dubai Holding). Par biais d’un communiqué de presse publié il y a quelques jours, Korea Telecom a exprimé, en effet, son intérêt à entrer dans le capital de Tunisie Telecom et que des négociations ont été entamées dans ce sens avec le holding dubaïote. 

La participation de EIT dans le capital de Tunisie Telecom s’élève à 35% et son prix a été évalué en juillet dernier à 650 millions de US$ (environ 1070 millions de dinars). A rappeler qu’en 2006, l’Etat tunisien a cédé ces 35% à EIT pour environ 3000 millions de dinars.

En juin dernier, le partenaire dubaïote a clairement manifesté son intention de sortir du capital de l’opérateur historique afin de réduire ses pertes. Le ministère des Technologies de l’information et de la communication a alors donné son feu vert. Mais des bruits de couloirs parlent d’une condition qu’aurait posée le gouvernement à EIT : le nouveau partenaire doit être un grand opérateur télécom. Vraisemblablement, l’Etat a bien compris la leçon avec EIT. Un muscle financier ne peut donner de la valeur ajoutée à un opérateur télécom tant qu’il n’a pas le savoir faire derrière. 

Le ministère des TIC a-t-il, alors, vraiment posé cette condition ? «Nous sommes en train d’étudier tous les scenarios», répond diplomatiquement le ministre des TIC, Mongi Marzoug. «Une commission composée de représentants de ministères et instances TIC nationales ainsi que des membres de la Banque Centrale de Tunisie sont en train d’étudier toutes les possibilités. Ils vont collaborer avec d’anciens dirigeants de Tunisie Telecom pour évaluer chaque scenario». 

D’après le ministre des TIC, Tunisie Telecom a besoin d’être adossé à un opérateur de dimension internationale qui peut faire bénéficier l’opérateur historique de son poids mondial dans la négociation des prix (bande passante, roaming, etc.). Et puis, quoi de mieux que d’avoir un opérateur qui conçoit ses propres services innovants pour en faire bénéficier la Tunisie ? «On développe une seule fois. On implémente plusieurs fois», fait-il remarquer. 

En clair : Tunisie Telecom doit prendre le train de l’innovation technologique en marche si elle veut, par la suite, développer son propre processus de recherche et développement. Mais avec une telle part minoritaire dans le capital d’une entreprise de l’envergure de Tunisie Telecom, quel opérateur de ce poids international acceptera de venir en Tunisie et de lui faire bénéficier de tous ces avantages ? 

Et pour cause : d’un point de vue décisionnel, un actionnaire minoritaire (35%) ne peut avoir les prérogatives nécessaires pour gérer l’entreprise. «C’est l’une des raisons d’être de cette commission», répond M. Marzoug. Il nous explique par la suite que pour attirer de tels importants opérateurs, l’Etat tunisien doit étudier le poids décisionnel qu’il peut lui donner dans le conseil d’administration de Tunisie Telecom. Sans que cela puisse toucher à la souveraineté et la sécurité du pays.

Peut-on avoir une idée sur les autres scenarios ? «Une des pistes à étudier : la possibilité de scinder Tunisie Telecom en deux. Le 1er sera un opérateur d’infrastructure et le 2ème un opérateur de services».

Le premier gérera seulement l’infrastructure, la louera aux autres opérateurs et pourra même devenir un prestataire de services. Quant au deuxième, il aura un statut plus commercial. La participation des actionnaires dans chaque entité sera mieux évaluée et le rôle de chacun sera mieux défini.

«La transformation de processus de l’entreprise chez Tunisie Telecom n’était pas complète (avec EIT, ndlr)», regrette le ministre des TIC qui insistera sur le rôle que doit jouer TT dans l’intérêt supérieur de la nation. 

Welid Naffati

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